Cocktail franco-japonais

Pour faire un cocktail franco-japonais, prenez une Française avec des yeux bridées, ajoutez délicatement un Japonais un peu taré, un bon litre d’humour, 25 cl de folie et saupoudrez le tout d’amitié. Tadam !

Il était une fois…

J’ai 19 ans, je m’apprête à passer l’été aux Etats-Unis comme une grande, dans une maison perdue dans la campagne du Connecticut. C’est mon premier voyage solo aussi loin et aussi long. Je ne m’attendais pas à vivre 3 mois aussi intenses, aussi beaux. J’ai travaillé la terre, moi qui ne sait pas quoi faire de mes dix doigts. J’ai pu vivre à l’américaine avec une famille extraordinaire. J’ai pu me délecter de l’anglais, en la parlant tous les jours avec plaisir. Mais tout ceci n’est rien comparé à l’amour et à la folie que m’ont apportée trois personnes génialissime : Lesleigh, la plus végétarienne des Américaines, Ross le plus fou des Anglais et Tomo le plus fort de tous ses compatriotes japonais. La Royal Family, c’est le quatuor de choc qu’on formait et qui a déferlé sur la côté est américaine pendant 3 mois. Du pur bonheur.

Le temps n’entache pas l’amitié

Je suis aujourd’hui heureuse de vous dire qu’on est toujours en contact, qu’on s’envoie des lettres (si, si, si !!) et qu’on continue à se fêter nos anniversaires, même éparpillés sur le globe. Je pensais que le temps altérerait nos relations et l’effusion des débuts. Mais elle crée simplement une nouvelle relation. La distance, le temps, la vie n’effacent en rien les 3 mois passés H24 ensemble. C’est comme avoir des cousins dans le monde qu’on se fera une joie de revoir au prochain repas de famille 🙂

6 ans plus tard

Il est beau, il est fort, il est marié célibataire. Mesdames et Messieurs, je vous présente celui qui peuplera désormais vos rêves et vos fantasmes : Tomohiro ! (Afin d’éviter tout débordement et mouvement d’hystérie, j’ai omis volontairement son nom de famille pour laisser à mon ami un semblant d’anonymat). Tomo, c’est une grande histoire. Il est venu à Bordeaux pendant son tour du monde, on s’est ensuite revu à Bali deux ans plus tard et presque six ans après notre rencontre aux Etats-Unis, c’est lui qui nous ouvre les portes de son chez lui, dans les montagnes japonaises.

Comme avant

Il n’a pas changé. Il est resté fidèle à mes souvenirs. La complicité d’antan revient tout naturellement. J’aime sa franchise, son courage, sa force de travail, son humour, sa dévotion. Pendant 3 semaines, j’ai ri de nos vieux souvenirs, de nos différences culturelles et de ses tentatives désastreuses pour parler français. Il est adorable, attentif et drôle. Il est japonais sans l’être, il ouvre sa gueule quand les coutumes voudraient qu’il se taise, il ose mener sa barque comme il l’entend quand la société l’exige autrement. J’aime ce côté rebelle et anti-conformiste. Ces deux mois au Japon n’auraient pas eu la même saveur sans mon cher Tomo.

Nos routes se recroiseront, peut-être avec des bambins dans chaque bras, ou alors quand nos cheveux deviendront blancs et qu’on prendra ces fameux bus touristiques. Dans tous les cas, il y a aura encore des fous rires, des anecdotes et de beaux souvenirs à partager.

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